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La salle de conférence de la résidence Mohamed VI de l’Université de Parakou (Up) a accueilli, le vendredi 5 juin 2026, le séminaire de formation au profit des membres et stagiaires du journal Akôwé de ladite université. Les travaux ont été lancés par le docteur Nouréni Boukari, représentant le Recteur et Vice-recteur chargé de la coopération de l’UP. C’était en présence d’Abdel Sadeck Yarou, Directeur de publication du journal Akôwé, de Souaibou Gounou, président de la Fneup, des professionnels des médias et bien d’autres. Cette séance de renforcement de capacités a permis de mieux outiller les participants sur les différentes mutations que connaît aujourd’hui le métier de journaliste sous l’influence de l’intelligence artificielle.
✍️ N’tcha Théodore OPARA
Placée sous le thème « Le journalisme à l’ère de l’intelligence artificielle », cette thématique a permis de passer au peigne fin les contours, enjeux, défis et perspectives du journalisme à l’ère de l’intelligence artificielle.

Dans son discours d’ouverture, Abdel Sadeck Yarou, Directeur de publication, a d’abord souhaité la bienvenue à toute l’assistance à cette rencontre de réflexion, de partage d’expériences et de renforcement de capacités. Ensuite, il n’a pas manqué de rappeler que le journal Akôwé, créé en janvier 2008, contribue à l’information, à la communication, à la formation et à l’éducation de la communauté estudiantine. « Soucieux de contribuer à la circulation de l’information au sein de l’Université de Parakou, le journal Akôwé s’est progressivement imposé comme un acteur incontournable de la vie universitaire. Et son rôle primordial est de participer à la formation pratique des étudiants passionnés par le métier des médias et de la communication », a-t-il laissé entendre. De plus, il a adressé ses gratitudes à l’endroit des institutions universitaires, notamment le Centre des Œuvres Universitaires et Sociales de Parakou (Cous-P), ainsi que les partenaires pour leur accompagnement à la réussite de cet événement.

Dans son intervention, le docteur Nouréni Boukari, représentant le Vice-recteur chargé de la coopération et le Recteur de l’Up, a déclaré officiellement ouverts les travaux en réitérant l’engagement du rectorat à toujours rester aux côtés du journal Akôwé. Il a insisté sur l’importance et la pertinence de la thématique choisie dans un monde où l’IA est devenue indispensable. Ce qui permettra « qu’à la sortie de cet atelier, les participants soient mieux outillés afin de faire bon usage de l’Ia avec modération et en toute responsabilité ».
Souaibou Gounou, président de la Fédération Nationale des Étudiants de l’Université de Parakou (Fneup), a, quant à lui, mis l’accent sur l’importance de l’IA en tant qu’outil qui, de plus en plus, est devenu indissociable de l’activité humaine, au point qu’on ne peut plus s’en passer. « L’intelligence artificielle et le journalisme sont devenus extrêmement liés et presque inséparables. Il faut une conscientisation, et même une moralisation de son usage », a-t-il fait savoir.
Des communications présentées
Deux communications ont été présentées par des professionnels des médias. La première, portant sur l’écriture journalistique en presse écrite, a été animée par Alfred Adjomagbossou, promoteur du groupe de presse Ducoin Infos. Dans sa présentation, il a décrypté en long et en large les préliminaires et fondamentaux du journalisme, considérés comme la porte d’entrée. « C’est une étape importante dans l’apprentissage du métier de journaliste. La base passe par l’initiation à l’écriture journalistique », a-t-il souligné, ajoutant que la rigueur, la curiosité et la neutralité sont les qualités d’un bon journaliste. Il a enfin exhorté les futurs responsables à plus de rigueur et de professionnalisme.
La seconde, sur le journalisme à l’ère de l’IA, a été déroulée par Wilfried Agninnin, Directeur de publication du quotidien Daabaaru. Au menu de son explication, il a exposé toutes les astuces d’une bonne méthode de travail à l’aide de l’IA, ainsi que les défis et les perspectives. Au XXIe siècle, aucun journaliste ne peut se passer de l’intelligence artificielle. « En dépit de ses dérives, elle constitue aujourd’hui le moyen de recherche le plus rapide et incontournable, nécessitant une grande prudence », a-t-il déclaré.
L’atelier a pris fin par l’assemblée générale élective qui a permis de renouveler le bureau directeur du journal Akôwé. Au terme de l’AG, c’est N’tcha Théodore Opara qui a été élu Directeur de publication du journal Akôwé. Il remplace ainsi Abdel Sadeck Yarou.