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Quelques jours seulement après son investiture, l’actuel numéro 1 des béninois a entrepris une tournée diplomatique en Afrique de l’ouest et n’y est pas encore au bout de son périple. En ligne de mire, fixer les priorités de sa coopération avec la sous-régionale ouest-africaine.
L. Sébastien DOFFA
Après le Nigeria, le Niger, le Burkina-Faso, le Togo et la Côté d’Ivoire, il y a quelques jours, le président béninois Romuald Wadagni était, ce mardi 9 juin 2026, au Sénégal, au Mali puis en Guinée-Bissau. C’est dans la suite de sa tournée diplomatique entamée, tout juste une dizaine de jours après sa prise de pouvoir le 24 mai dernier.

Son challenge est de mettre les pieds sur l’accélérateur en ce qui concerne sa vision de la coopération sous-régionale dans cette partie de l’Afrique. En point de mire de cette tournée, plusieurs sujets d’intérêt commun constituent l’ossature des échanges avec ses pairs. Puisque pour le moment, les pays en visite sont évidemment de l’espace Uemoa, il a été prioritairement question des échanges commerciaux, de la chèreté des produits de première nécessité, des difficultés d’ordre économique que connaît la sous-régionale ouest-africaine. À terme, il s’agit de solutionner face à ces problématiques en vue d’alléger la vie des populations de l’Afrique de l’Ouest en général et celles du Bénin en particulier.
Naturellement, le dialogue occupe une place de choix au menu de ces échanges. Là également, l’objectif est de penser une sous-région encore plus forte, débarrassée de ces points de faiblesse. Face à la montée du terrorisme, les discussions ont porté sur les questions et défis sécuritaires afin d’examiner les mesures idoines pour contrer la menace sécuritaire dans une sous-région en proie à des attaques terroristes.
Dans sa démarche, le président Romuald Wadagni tient à démontrer sa vision de la coopération sous-régionale, avec en point de mire une coopération bilatérale avec les pays voisins au beau fixe. Ainsi, le Chef de l’État béninois joue la carte du renforcement des liens historiques entre les peuples en Afrique de l’Ouest et surtout celle de l’apaisement par la restauration de l’image d’un Bénin érigé en îlot de paix avec lui-même et ses voisins.
Le cap est donc mis; la coopération devient un impératif placé au rang des priorités pour le président Romuald Wadagni qui visiblement rompt ainsi avec la politique diplomatique de solitude ayant caractérisé le règne Talon. Ni plus ni moins, que les béninois auront, à coup sûr, de beaux jours devant eux avec cette offensive diplomatique de leur nouveau président Wadagni.