![]()
Médecin pneumologue, écrivain congolais et auteur de Lumières de Saint-Avold, le Docteur Thierry-Paul Ifoundza a pris part à la 4ème édition du Festival international du livre et des arts assimilés du Bénin (FILAB), organisée autour du thème « Littérature, médiation culturelle et promotion de la paix » du 8 au 10 octobre 2026 à l’Université d’Abomey-Calavi. Entre contribution à la conférence inaugurale, rencontre littéraire à Porto-Novo et distinctions honorifique, dont le Prix FILAB de la Coopération culturelle, sa participation a mis en lumière un parcours où la médecine, la littérature et la coopération culturelle se rencontrent.

Une contribution à la conférence inaugurale sur la littérature et la paix
La conférence inaugurale du FILAB 2026, consacrée au thème « Littérature, médiation culturelle et promotion de la paix », a réuni des personnalités et des sommités littéraires venues notamment du Bénin, du Congo, du Burkina Faso, de France, d’Haïti, de Côte d’Ivoire et du Sénégal.
Le Docteur Thierry-Paul Ifoundza figurait parmi les intervenants de cette rencontre intellectuelle, qui plaçait la littérature et la médiation culturelle au centre des réflexions sur la paix.
Sa présence dans ce cadre a permis d’inscrire son profil de médecin et d’écrivain dans une réflexion collective sur les responsabilités de la culture face aux enjeux humains et sociaux contemporains. Cette conférence inaugurale a ainsi constitué l’un des temps forts de sa participation.
Lumières de Saint-Avold au cœur d’un café littéraire à la Bibliothèque nationale du Bénin à Porto-Novo
Autre moment important de son séjour : le café littéraire organisé à Porto-Novo, à la Bibliothèque nationale du Bénin, autour de son roman Lumières de Saint-Avold.
Publié en janvier 2025 aux éditions PAARI, cet ouvrage de 125 pages plonge le lecteur dans l’univers hospitalier de Saint-Avold. À travers les parcours de ses personnages, notamment Pierre Chala, pneumologue, et André, interne en médecine, l’auteur aborde les exigences de la vocation médicale, les responsabilités liées aux soins, la mort et la transmission. Le récit interroge également les insuffisances du système de santé et les manifestations du racisme dans le milieu médical.
Le café littéraire de Porto-Novo a offert un espace d’échange autour de ces différentes questions.
De la médecine à la littérature : un regard sur les réalités humaines
Avant Lumières de Saint-Avold, l’écrivain avait notamment publié Congo-Brazzaville, un système de santé dystopique en 2020, Si le général Mokoko m’était conté en 2021 et Cher Burkina en 2024. Ces titres témoignent de la diversité de ses centres d’intérêt, entre réflexion sur les systèmes de santé, sujets politiques et sociaux et exploration des réalités contemporaines.
Dans Lumières de Saint-Avold, l’auteur privilégie la forme romanesque pour donner corps aux interrogations qui traversent le monde médical. Les situations vécues par les personnages permettent d’aborder la responsabilité, la dignité humaine et les tensions qui peuvent apparaître entre les principes professionnels et les réalités du terrain.
Cette démarche trouve un écho particulier dans le thème du FILAB 2026. Si la littérature peut contribuer à la promotion de la paix, c’est aussi parce qu’elle permet de rendre visibles des expériences humaines, de questionner les injustices et de susciter une réflexion qui dépasse les frontières professionnelles ou nationales.

Trois distinctions pour saluer sa participation
La participation du Docteur Thierry-Paul Ifoundza au FILAB 2026 a également été marquée par l’attribution de trois distinctions honorifiques.
Une distinction honorifique d’Identité remarquable
Le Docteur Thierry-Paul Ifoundza a reçu la distinction honorifique d’Identité remarquable. Cette reconnaissance vient marquer son parcours et sa présence au sein d’un festival qui rassemble des personnalités issues de différents horizons intellectuels, littéraires et culturels.
Elle inscrit sa participation dans une dynamique de valorisation des personnalités dont les parcours associent plusieurs domaines d’engagement.
Un diplôme d’honneur de Coopération culturelle
L’écrivain a également reçu le diplôme d’honneur de Coopération culturelle. Cette distinction fait écho à la dimension internationale du FILAB, qui favorise les rencontres entre écrivains, professionnels du livre, artistes et acteurs culturels de plusieurs pays.
La remise de ce diplôme à Thierry-Paul Ifoundza s’inscrit dans cette dynamique de rapprochement et de valorisation des échanges culturels.
Le Prix FILAB de la Coopération culturelle : un trophée en bois massif
La troisième reconnaissance reçue par le médecin-écrivain est le Prix FILAB de la Coopération culturelle, matérialisé par un trophée sculpté dans le bois massif. Par sa forme et sa matière, ce trophée constitue un souvenir tangible de cette participation.
Ces trois reconnaissances — distinction honorifique d’Identité remarquable, diplôme d’honneur de Coopération culturelle et Prix FILAB de la Coopération culturelle — donnent à la participation de Thierry-Paul Ifoundza une dimension particulière. Elles accompagnent une présence qui s’est exprimée à la fois dans les débats intellectuels, la promotion d’une œuvre littéraire et les échanges avec le public.

La grammaire du déchirement
Enfin, le Docteur Thierry-Paul Ifoundza signe une nouvelle parution avec La Grammaire du déchirement, un roman qui explore les fractures familiales et les blessures provoquées par la guerre russo-ukrainienne. À travers l’histoire de Veronika Orlova, professeure de littérature russe confrontée à une famille séparée par le conflit, l’auteur interroge les liens humains face à la violence et aux divisions. Des questions qui font écho à la thématique du FILAB 2026, « Littérature, médiation culturelle et promotion de la paix ». Ce nouvel ouvrage fera l’objet d’un prochain article, afin d’approfondir les débats et les interrogations qu’il suscite.
À travers cette quatrième édition, le FILAB a ainsi offert au Docteur Thierry-Paul Ifoundza l’occasion de partager ses réflexions, de présenter son œuvre et de prendre part à une dynamique internationale de coopération culturelle. Une participation qui confirme la place du livre comme espace de dialogue entre les disciplines, les expériences et les peuples.