
Quelques jours après l’adoption de la loi n°2025-20 du 14 novembre 2025 révisant la Constitution béninoise, les partis politiques de la mouvance présidentielle et les députés de la majorité ont lancé, depuis le 22 novembre, une vaste tournée nationale d’explication du nouveau texte fondamental. L’objectif principal de ce sillonnage est de présenter de manière pédagogique les principales innovations et répondre aux interrogations des populations.
Selon les informations, cette campagne mobilise des délégations composées de ministres conseillers, de parlementaires et de responsables institutionnels, dont plusieurs coordonnateurs du Conseil Économique et Social. Ces équipes sillonneront les 77 communes du pays pour animer des séances publiques à l’intention des élus locaux, leaders communautaires, organisations de jeunesse et acteurs de la société civile. L’idée est de rapprocher la réforme des citoyens et de clarifier les changements majeurs, parmi lesquels figurent notamment la création du Sénat et l’ajustement de certains mandats électifs.
Dans plusieurs localités déjà visitées, les échanges ont permis de détailler le contenu de la réforme, mais aussi d’aborder les implications institutionnelles et politiques de cette nouvelle architecture. Les délégués insistent sur la nécessité de faire comprendre le sens de la révision, présentée comme une évolution voulue pour renforcer l’efficacité des institutions et améliorer la gouvernance.
Cependant, cette dynamique n’a pas totalement dissipé les critiques. Au sein de l’opposition, des voix continuent de dénoncer un processus jugé « trop précipité », rappelant que le texte a été adopté par 90 voix contre 19 à l’Assemblée nationale. Pour ces acteurs, la rapidité du vote et l’ampleur des modifications appellent à une vigilance accrue.
Malgré ces réserves, la tournée suit son cours avec un calendrier chargé dans les prochains jours. Les organisateurs espèrent que cette démarche de proximité permettra d’offrir aux citoyens une meilleure compréhension des enjeux institutionnels et de renforcer l’adhésion autour de la nouvelle Constitution.
N’tcha Théodore OPARA (Stg)