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L’École Doctorale pluridisciplinaire “Espaces, Cultures, et Développement” de l’Université d’Abomey-Calavi a enregistré un nouveau diplômé ce vendredi 17 avril 2026. L’impétrant Mohamed N’tcha M’po, a soutenu avec brio ses travaux de recherche intitulés : « Nourriture du quotidien : Une approche anthropologique des savoirs et pratiques alimentaires des femmes et des enfants de moins de cinq ans dans les communes de Djidja, Dassa-Zoumé et de Copargo ».

Sa recherche interroge l’influence des croyances et pratiques culturelles traditionnelles sur l’état nutritionnel des femmes, notamment durant la grossesse et l’allaitement, et sur celui des enfants de moins de cinq ans. L’étude montre comment les tabous et restrictions alimentaires, censés protéger la mère et l’enfant, orientent ou contraignent les choix alimentaires, parfois au détriment de la santé. L’objectif était de comprendre l’interaction entre savoirs locaux, représentations sociales, niveau de revenu et niveau d’instruction dans la construction des pratiques alimentaires à Copargo, Dassa-Zoumé et Djidja, trois communes représentatives du contexte national.

Pour y parvenir, l’auteur a mobilisé une méthodologie mixte, descriptive et analytique, avec un échantillon de 385 personnes pour le volet quantitatif et 85 acteurs pour le volet qualitatif, jusqu’à saturation des données. Les résultats révèlent que 91 % des enquêtés détiennent des savoirs alimentaires transmis oralement : préparation de bouillies enrichies, usage de plantes médicinales, aliments de substitution pour favoriser la lactation. Ces savoirs coexistent avec des interdits totémiques, claniques et religieux : 63,63 % des répondants les respectent par crainte de maladie, 27,53 % par respect de la coutume et 8,83 % pour des motifs religieux. Par ailleurs, 95,32 % reconnaissent un lien direct entre pauvreté et faible diversité alimentaire, tandis que 46,23 % estiment que le niveau d’instruction influence fortement les comportements alimentaires.
Les travaux ont été évalués par un jury de haut niveau, présidé par le Roch HOUNGNIHIN, Professeur Titulaire. Joseph SAHGUI, Professeur Titulaire des universités du Cames a assuré l’encadrement en qualité de Maître de mémoire et rapporteur. Le Dr Patrick HINNOU, Maître de Conférences, examinateur principal du mémoire. Au terme de la présentation et des échanges, Mohamed N’tcha M’po s’est vu décerner la mention Très Bien.
Mohamed N’tcha M’PO, symbole d’une jeunesse engagée
Dans un contexte où les modèles inspirants sont plus que jamais nécessaires, le parcours académique de Mohamed N’tcha M’PO retient l’attention. Ce jeune béninois incarne, à travers son itinéraire académique et son engagement, une jeunesse résolument tournée vers l’excellence et l’impact social.
Né et grandi à Koudogou, Mohamed N’tcha M’PO a construit son parcours avec rigueur et détermination. Il obtient son Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC) à Boukombé en 2017, avant de décrocher son baccalauréat en 2020 au CEG 3 Albarika. Il poursuit ensuite ses études supérieures à l’Université d’Abomey-Calavi (UAC), où il obtient successivement une licence en 2023 puis un Master en 2026.
La Rédaction