
Le jeune acteur politique et membre fondateur du Bloc Républicain (Br), Mohamed Hadi Traoré, exprime son profond mécontentement face au retrait volontaire de trois cadres majeurs du parti Br, Charles Toko, Rachidi Gbadamassi et Samou Séïdou Adambi de la liste des législatives du 11 janvier 2026. Un choix qu’il juge déstabilisant pour la dynamique politique de la 8ᵉ circonscription électorale.
À quelques mois d’un scrutin décisif, la scène politique de la 8ᵉ circonscription s’enflamme. L’ un des plus jeunes porte-voix du Bloc Républicain monte au créneau, et son indignation résonne comme un véritable coup de tonnerre.
Le renoncement simultané de trois poids lourds politiques de la huitième Circonscription Électorale dont l’honorable Charles Toko, le ministre-conseiller Rachidi Gbadamassi et le ministre Samou Séïdou Adambi continue de susciter de vives réactions. Pour Mohamed Hadi Traoré, proche collaborateur et élève politique de Rachidi Gbadamassi, cette décision a été vécue comme un séisme. Il déplore un choix annoncé sans consultation préalable, perçu comme une mise à distance du peuple électeur. Selon lui, ce retrait soudain apparaît comme un désaveu de la démocratie et une trahison de la confiance placée en ces leaders. Dans une circonscription où la compétition électorale requiert une présence forte et une pluralité d’offres politiques, ce désengagement est interprété par le jeune militant comme une fragilisation de l’équilibre démocratique. « Au moment où nos communautés ont le plus besoin de débats ouverts, nos principaux acteurs se retirent », regrette-t-il.
Pour Mohamed Hadi Traoré, ces figures ne sont pas des acteurs politiques ordinaires. Elles incarnent une force structurante pour Parakou et l’ensemble de la 8ᵉ circonscription. Leur absence sur la ligne de départ des législatives pourrait laisser un vide difficile à combler. Il évoque « un acte que certains opportunistes applaudissent », mais qui pourrait, selon lui, briser la pression politique nécessaire au développement des territoires. Il insiste « Une maison ne peut imposer le bon vivre sans un père de famille ».
Ce retrait, loin d’être anodin, risque d’alimenter un sentiment de résignation politique chez les citoyens, déjà enclins au cynisme face aux décisions prises.
Malgré son amertume, Mohamed Hadi Traoré dit respecter la décision collégiale des leaders. Mais il exige un engagement fort pendant la campagne, afin de ne pas laisser la base orpheline.
Il appelle les trois personnalités à descendre sur le terrain comme à leur toute première candidature, pour rattraper ce qu’il qualifie de « sacrifice de l’intérêt général ». Pour lui, ce n’est qu’à ce prix que la confiance pourra être restaurée au sein du Bloc Républicain et auprès des populations.
Dans une circonscription où chaque voix compte et où chaque absence pèse, Mohamed Hadi Traoré martèle que le combat politique ne se mène pas en retrait, mais en présence. Reste désormais à savoir si les ténors du Br répondront à cet appel vibrant de la jeunesse militante.
Carmelle HOUNTON (Stg)