
L’amphithéâtre B de l’Université de Parakou a abrité ce jeudi 23 octobre 2025 le lancement officiel de la filière « Etudes arabes ». Filière issue du département des langues de la Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines (Flash), Cette nouvelle filière s’inscrit comme une réponse concrète à la soif d’apprentissage d’une langue d’avenir, porteuse d’emplois et de passerelles vers le monde. Elle ouvre des horizons à une frange de la jeunesse, souvent tenue à l’écart des voies classiques de l’enseignement supérieur, et lui offre enfin la possibilité d’une véritable continuité éducative et professionnelle. La cérémonie de lancement officiel a été marquée par la présence du Vice-recteur chargé des affaires académiques, Pr. Tododjitché Thierry Armel Adoukonou, représentant le Recteur Bertrand Sogbossi Bocco, de la Doyenne de la Flash, Pr Clarisse Tama Imorou, du représentant de Direct-Aid, Mr Samir Ezzat, des autorités administratives, de dignitaires religieux, d’enseignants, étudiants et bien d’autres.
Fiacre Kéface DAKODOUI
Répondre aux exigences sociales et linguistiques et donner une chance aux passionnés des langues est le principal fossé que vient combler la filière « Etudes arabes ».

Le Professeur Tododjitché Thierry Armel Adoukonou a salué l’engagement et la détermination de la Doyenne et ses collaborateurs pour les efforts fournis jusqu’à ce jour. « La filière Etudes arabes formera des professionnels compétents en langue et civilisation arabes, capables de servir dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la diplomatie, de la culture et bien d’autres » at-il martelé. Réaffirmant l’engagement de l’Up en faveur de l’excellence académique et de l’ouverture culturelle, il a officiellement lancé les activités de la filière « Etudes arabes ».
Après avoir remercié les partenaires stratégiques ayant permis la création de la filière d’études arabes, et en particulier le Professeur Sanni Adel Hamid Alaho, Professeure Clarisse Tama Imorou a souligné le bien-fondé de la naissance de cette nouvelle filière. Selon elle, cette filière vient corriger la fracture liée à la mise à l’écart des diplômés arabisant de l’administration et des espaces professionnels dominés par le français, voire l’anglais, d’une part et réduire les frustrations d’une frange de la jeunesse, d’autre part, que l’Université de Parakou, à travers la FLASH, a créé le Département des Études Arabes. Cette nouvelle filière marque une rupture décisive : il dépasse la seule dimension liturgique de l’arabe pour en faire un instrument de connaissance, d’ouverture et de mobilité. “L’arabe devra désormais étudié non pas comme une langue pour les cours dans les écoles coraniques, mais comme une langue qui ouvre de réelles perspectives, professionnelles et sociales, jusque-là trop souvent inaccessibles”, a-t-elle martelé. Selon la Doyenne de la FLASH, en formant désormais des diplômés bilingues (français-arabe) ou trilingues (français-arabe-anglais), ce département ouvre la voie à une génération capable de circuler entre les mondes, de traduire les savoirs et de réconcilier les langues dans un même projet de développement. « Nous faisons le choix d’une université qui valorise la recherche appliquée, le dialogue interdisciplinaire et la pertinence sociale de la formation », a-t-elle déclaré. Comptant sur la bonne foi des enseignants et l’engagement des étudiants, elle a appelé tous à œuvrer pour que les diplômés de cette filière puissent s’insérer sans difficulté.
En saluant l’engagement sans faille des enseignants de la FLASH, le dévouement, souvent discret mais décisif du personnel administratif, elle n’a pas manqué de remercier les autorités rectorales et ministérielles qui ont examiné et autorisé cette nouvelle offre de formation. Elle a tenu à exprimer sa profonde gratitude à toutes ces autorités pour leur soutien constant. Elle reconnaît que sans leur engagement aux côtés de la FLASH, cette ambition collective aurait risqué de rester lettre morte. Elle n’a pas oublié les partenaires de la FLASH tels que le Fonds Kowétien à travers Direct Aid, l’ambassade de l’Egypte près le Bénin, les partenaires saoudiens pour ne citer que ceux-là. A cette liste d’appuis, la Doyenne n’a pas manqué de remercier les acteurs de l’ombre qui ont cru en ce processus et qui ont accompagné par des conseils, des suggestions et orientations jusqu’à l’aboutissement de ce processus.

De son côté, Samir Ezzat a réaffirmé l’engagement de l’organisation Direct-Aid à soutenir ce projet prometteur de la nouvelle filière naissante, afin qu’elle puisse s’imposer d’ici quelques années au sein du département des langues de la Flash de l’Up. Le président de l’Union Islamique du Bénin, Idrissou Boukari Lemanou, s’est dit fier d’avoir assisté à un tel lancement tant attendu. Au nom des dignitaires religieux, il a béni la filière « études arabes » afin qu’elle puisse croître et répondre aux attentes nationales, régionales et internationales..
En plus des lettres modernes, de l’anglais, de l’espagnol et de l’allemand, la filière d’arabe vient combler un vide à la Flash. Après des cours de tronc commun, les étudiants inscrits pourront se spécialiser dans des cours optionnels afin de la construction de leur projet professionnel à travers l’étude de la langue arabe.