

Natitingou a été le cadre, le vendredi 3 octobre 2025, du lancement officiel du projet «Sport pour ELLES». Initié par l’ONG Youth Sport & Education (YSE) en partenariat avec l’ambassade de France au Bénin et le Ministère des sports, le programme allie sport et entrepreneuriat. Basketball et tchoukball deviennent ainsi des outils d’émancipation pour les jeunes filles, tout en favorisant la lutte contre les inégalités et la transformation des mentalités dans les communautés.
A.F.
Après Tanguieta, c’est au tour de Natitingou d’accueillir le projet « Sport pour ELLES» initié par l’organisation YSE. Cette initiative offre une nouvelle opportunité de distraction, d’apprentissage et surtout d’émancipation aux jeunes filles de la cité des Nanto.

Le projet ambitionne de soutenir l’autonomisation de 50 jeunes filles déscolarisées et vulnérables issues des quartiers périphériques de la commune, en mettant à profit le sport comme levier de développement personnel, professionnel et social, complété par des formations en entrepreneuriat et en compétences transversales. De manière spécifique, il s’agit de renforcer la participation de ces jeunes filles à des activités sportives régulières, tout en favorisant l’acquisition de compétences essentielles pour leur avenir.

Taté Ouindeyama, Maire de Natitingou a dans son intervention, mis en avant l’importance du sport comme moteur de santé et de développement. Il a exprimé le souhait que l’initiative ne s’arrête pas à une seule édition, mais qu’elle s’étend jusque dans les villages du Bénin profond afin de renforcer la compétition, valoriser les communautés locales. Ensuite, Inès Atekou, chargée du projet, a rappelé que l’initiative vise à donner aux jeunes filles déscolarisées et vulnérables les moyens de s’émanciper grâce à l’entrepreneuriat et au sport. À terme, le projet ambitionne de voir ces filles adopter une pratique sportive régulière, acquérir des compétences clés, présenter des micro-projets et, pour certaines, créer leur propre activité génératrice de revenus. Elle a également ajouté que ce projet ouvre aux jeunes filles un espace où elles découvrent leur valeur, trouvent une voix, une équipe et un but, avec le sport et l’entrepreneuriat comme leviers pour transformer leur avenir vers plus de justice et d’inclusion.

Majorie Agbadje, Directrice Exécutive de l’ONG YSE a expliqué qu’à travers une approche novatrice mêlant sport notamment basket-ball et tchoukball, formation entrepreneuriale et accompagnement personnalisé, le projet veut transformer la vie de 50 jeunes filles de 18 à 25 ans à Natitingou. À l’en croire, l’initiative mise sur le sport, la solidarité et la confiance en soi pour favoriser l’autonomisation, briser les barrières sociales et ouvrir des perspectives économiques durables. De ses propos, il ressort clairement que le projet se veut le premier pas d’un engagement plus large dans le nord du Bénin. Elle a en fin de compte invité les bénéficiaires à croire en elles, à être audacieuses, solidaires et ambitieuses. À sa suite, le secrétaire général de Cokary Alhery, l’un des partenaires techniques de l’ONG YSE, a remercié les initiateurs du projet, avant d’inviter les bénéficiaires à faire preuve de sagesse et de discipline, et à s’investir pleinement afin de tirer le meilleur profit de ce projet. Notons aussi la présence continue sur cette deuxième étape des deux autres partenaires techniques que sont l’Envol et l’Académie Omnisports Ste Félicité.

En somme, « Sport pour ELLES » à Natitingou se veut être pour l’ONG YSE, plus qu’un projet, mais une promesse d’avenir pour des jeunes filles déterminées à tracer leur propre chemin. En alliant sport, entrepreneuriat et accompagnement humain, l’ONG YSE et ses partenaires veulent offrir aux bénéficiaires plus qu’une formation, un réel tremplin vers l’autonomie, la confiance et la dignité. Un lancement qui faut-il l’espérer, est le début d’une aventure collective qui, bien au-delà du terrain, ambitionne de changer des vies et de bâtir une société plus juste, inclusive et solidaire.