
Dans quelques semaines, la 9è législature du parlement béninois sera conjuguée au passé. Au cours de cette mandature de transition de trois ans, les 109 députés ont généralement accompli leurs devoirs : législation, contrôle de l’action gouvernementale et représentation nationale. Dans la troisième Circonscription Électorale comprenant les communes de Boukombé, Cobly, Tanguiéta et Matéri, les quatre députés issus des deux principales formations politiques de la mouvance présidentielle se sont illustrés d’une manière ou d’une dans leur rôle de parlementaire. Il s’agit de Barthélémy Kassa, Domicien N’ouemou, Jeanne Tchanati et Théophile N’tia M’po. Au cours de ces trois années, notre rédaction a pu suivre de bout en bout l’activisme et les activités de ces députés ressortissants de la cité montagneuse. En attendant les prochaines élections législatives qui se tiendront en janvier 2026, votre journal L’ŒIL DU BÉNIN a jugé utile d’évaluer les performances de chacun de ces quatre représentants du peuple de cette circonscription électorale.
Barthélémy Kassa

Tête de liste du Bloc Républicain lors des dernières élections législatives, le gouverneur de la Pendjari a une fois encore confirmé sa suprématie politique dans la troisième Circonscription Électorale. Grâce à son leadership éclairé et ses capacités managériales, le parti du cheval blanc cabré a réussi à décrocher deux sièges remportant de facto le siège réservé à la femme. Au total, le Bloc Républicain a remporté ainsi trois sur les quatre disponibles. Du palais des gouverneurs au terrain politique, l’honorable Barthélémy Kassa a maintenu le cap de leadership. Premier Vice-président de l’Assemblée Nationale, il a dirigé avec tact et efficacité plusieurs sessions à l’hémicycle en absence du Président. Très discrèt sur l’actualité nationale, Barthélémy Kassa réussirait à capter davantage l’attention du public s’il n’avait pas fait l’option de rester bouche bée sur certains faits brûlants de l’actualité du pays. Néanmoins, il mérite la note de 17/20 au regard du métronome politique de sa circonscription électorale qu’on lui reconnaît unanimement dans la scène politique nationale.
Domicien N’ouemou

Plusieurs fois élu député, Domicien N’ouemou n’a presque pas changé de paradigme au cours de cette neuvième législature. Au parlement, il a été très peu actif dans les débats et a retenu moins l’attention du peuple béninois. Par contre, membre de la haute direction politique de l’Up-le Renouveau, il a participé à plusieurs activités de son parti tant au niveau national qu’international. Dans sa commune d’origine Cobly, il demeure l’une des personnalités les plus importantes en raison de son parcours politique reluisant. La note de 14/20 lui convient absolument.
Jeanne Tchanati

Très dynamique sur le terrain politique dans sa commune d’origine (Cobly), Jeanne Tchanati est actuellement sur l’orbite du leadership féminin dans le département de l’Atacora en général et plus particulièrement dans la troisième Circonscription Électorale. Tournées de remobilisation des militants à la base au profit de son parti politique Bloc Républicain et actions sociales, l’amazone des temps modernes a montré à la face du monde que son parti n’a pas fait d’erreur en la choisissant pour représenter la gent féminine de sa zone. Contrairement à son activisme politique, Jeanne Tchanati a fait piètre figure à l’Assemblée Nationale. Absence notoire dans les débats parlementaires et discrétion totale sur les sujets d’actualité, Jeanne Tchanati a semblé oublié que prendre la parole en public et participer à des débats est essentiel pour le développement personnel, car cela renforce la confiance en soi et l’estime de soi. C’est un outil puissant d’influence et de persuasion, permettant de transformer les attitudes et les comportements en communiquant des idées de manière claire et convaincante. Elle mériterait mieux si elle avait su associer cette astuce à son activisme politique. Elle s’en sort avec la note de 12/20.
Théophile N’tia M’po

Colonel à la retraite, Théophile N’tia M’po nourrit une forte envie de faire développer sa commune natal qu’est Boukombé, ce qui l’a inéluctablement conduit en politique. Au début de cette neuvième législature au cours de laquelle il a fait ses premières expériences parlementaires, il s’est montré peu actif sur le terrain dans la cité des Tata. Il y organisait sporadiquement quelques séances d’échanges avec les cadres du parti de la commune. Au fil du temps, Théophile N’tia M’po a été objet de critiques de son absence absolue dans l’ancrage de son parti et actions sociales. Au parlement, aucun iota. Rien absolument. Aucune visibilité sur la politique parlementaire, il l’est également sur l’échiquier politique nationale. Certainement le poids de son âge et la fatigue de ses fonctions précédentes ont eu raison de lui. En raison de son amour qu’il ne cesse d’affirmer pour la cohésion sociale et le développement de sa commune, il mérite la note de 11/20.