
À Parakou, troisième ville à statut particulier du Bénin, une nouvelle ère s’ouvre avec l’installation officielle de son nouveau maire. Très jeune, mais déjà rompu aux réalités de la gestion locale, Zul-kifly Zakarie prend les rênes de la ville le Dimanche 15 février 2026 , pour un mandat placé sous le signe de la rigueur, de la productivité et de la redevabilité.
Dans son discours de prise de fonction, il a d’abord adopté un ton d’humilité et de reconnaissance. Remerciant le préfet du Borgou pour son accompagnement constant, il a exprimé la volonté de la nouvelle équipe municipale de bénéficier de ses conseils afin de conduire efficacement la destinée de la ville . Un engagement fort a été pris au nom des conseillers communaux : mériter la confiance des autorités et des populations à travers une gouvernance exemplaire.
Le nouveau maire a également rendu un hommage appuyé à son prédécesseur, l’Honorable Inoussa Chabi Zime, dont il a salué le patriotisme et la constance dans la volonté de hisser la cité des Koburu au rang des grandes métropoles nationales. En reconnaissant les acquis des précédentes mandatures, il inscrit son action dans une dynamique de continuité républicaine. Il a d’ailleurs évoqué, avec un clin d’œil enthousiaste, l’engagement de Charles Toko pour l’avenir de la ville, laissant entendre que les initiatives porteuses du passé seront revisitées, ajustées et renforcées.
Considéré comme le « poulain » de Charles Toko , dont il a été proche collaborateur, le nouveau maire apparaît comme le fruit d’une école politique rigoureuse. Formé aux côtés d’un ancien maire expérimenté, il a pu se familiariser avec les exigences de la gestion d’une ville à statut particulier. Cette proximité avec son mentor constitue un atout en ce sens qu’elle rassure sur sa capacité à comprendre les enjeux administratifs, financiers et stratégiques propres à Parakou.
Sa jeunesse est l’un des traits marquants de cette prise de fonction. Elle incarne un véritable renouvellement et suscite l’espoir d’une gestion plus dynamique, plus proche des réalités des populations. Pour beaucoup, cette énergie peut insuffler un nouvel élan à l’administration communale et rassembler les forces vives autour d’un même objectif qu’est le développement de Parakou.
Dans le fond, le maire a présenté clairement les bases de son action : le respect des textes de la décentralisation, la mobilisation des ressources locales et la transparence dans la gestion. Il a aussi insisté sur l’importance d’aligner le plan de Développement Communal sur la vision nationale, notamment Alafia 2060, afin de rester en cohérence avec les orientations de l’État, sous l’autorité du Président Patrice Talon.
Mais au-delà des principes techniques de gouvernance, c’est son appel à l’unité qui a marqué les esprits. « Les élections sont désormais terminées », a-t-il affirmé, invitant à enterrer les intrigues politiques et à dépasser les clivages. Dans une ville stratégique comme Parakou, carrefour économique et vitrine du septentrion, la cohésion au sein du conseil municipal et entre les différentes composantes sociales apparaît comme une condition essentielle du développement.
Se définissant non pas comme un homme de promesses, mais comme un homme d’actions, le jeune maire s’est engagé à donner le meilleur de lui-même pour offrir à Parakou « ce qu’elle mérite de grand et de beau », dans les limites des compétences communales et des moyens disponibles. Le travail, a-t-il reconnu, est immense. Mais sa détermination, soutenue par une équipe renouvelée et par l’expérience acquise à la bonne école, semble à la hauteur des défis.
À travers cette prise de fonction, c’est donc l’image d’un leadership jeune, formé, ouvert au dialogue et résolument tourné vers le développement local qui se dessine. Reste désormais à transformer les engagements en actions concrètes pour que Parakou poursuive son ambition de métropole moderne et inclusive.
Jennyfer ENONGNINHAN