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Les 10 et 11 juillet 2026, l’Hôtel Kaba de Natitingou a accueilli la toute première édition des Assises du Marketing et de l’Attractivité Territoriale de l’Atacora (Amata). Pendant 48h, élus, experts, acteurs économiques, universitaires et membres de la société civile se sont retrouvés pour réfléchir à l’avenir du département, particulièrement impacté par le contexte sécuritaire.

Repenser l’attractivité de l’Atacora en temps de crise
Le fil rouge de ces assises : « Relance économique et touristique de l’Atacora face à la fragilité sécuritaire : quelle contribution du marketing territorial ? » Au programme : masterclass, panels et présentations. L’ambition était claire : dégager des actions concrètes pour mieux valoriser les atouts du territoire sur le long terme.

Une ouverture en présence de plusieurs autorités
La cérémonie de lancement a mobilisé des figures locales et nationales. On notait la présence de Kouagou Robert M’Mouyonne, coordonnateur général des AMATA, de Taté Ouindéyama, maire de Natitingou, de Kouagou N’tcha pour la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin, ainsi que d’Abdoulaye Affo, secrétaire général de la préfecture, représentant le préfet et le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique.

Dans son allocution, le coordonnateur des AMATA a souligné la richesse du département : agriculture, mines, artisanat, culture et capital humain. « Il nous faut inventer un marketing territorial adapté aux territoires qui font face à l’insécurité », a-t-il affirmé. Il a ensuite lancé la grande question des débats : « Comment se fait-il que toutes ces richesses ne se traduisent pas encore en emplois et en revenus pour nos communes ? »

De son côté, le maire de Natitingou a appelé les collectivités à reprendre la main sur leur communication. « Il est temps que nous écrivions nous-mêmes l’histoire de notre territoire. Nous devons mettre en avant nos forces et bâtir notre propre attractivité », a-t-il déclaré.
Pour la CCIB, l’Atacora jouit d’une situation géographique favorable et d’un fort potentiel économique. Le représentant a réitéré le soutien de l’institution aux projets visant à dynamiser l’économie locale et à attirer les investisseurs.
Portant la voix du préfet, le secrétaire général de la préfecture a rappelé que la responsabilité du marketing territorial incombe d’abord aux élus locaux. Il les a exhortés à aller au-delà de ces deux jours et à intégrer les outils proposés dans leurs plans de développement.
Les discussions ont couvert plusieurs axes : améliorer la compétitivité de l’Atacora malgré l’insécurité, élargir l’offre touristique au-delà des circuits classiques, exploiter les ressources géologiques et les pierres ornementales, aménager les massifs de l’Atacora de façon durable, valoriser les rites d’initiation comme patrimoine vivant, et utiliser la mémoire collective comme moteur d’attractivité. La question de l’image sécuritaire et les limites du tourisme virtuel ont aussi été abordées.
En fin de travaux, le coordonnateur des AMATA a soumis aux participants un projet de cadre de gouvernance partagée pour le département. Le document a été enrichi et validé collectivement.
Clôture et perspectives
En clôturant, le chargé de mission représentant le préfet a salué « la mobilisation plurielle des acteurs, la qualité des échanges et la mise en place d’un cadre de gouvernance concertée ». Il a conclu sur une note forte : « Les AMATA s’achèvent aujourd’hui, mais nous espérons que leurs conclusions deviendront la référence d’une plus grande ambition pour l’Atacora. »
Avec cette première édition, les AMATA laissent derrière elles une série de recommandations destinées à poser les bases d’une stratégie commune pour rendre l’Atacora plus attractif, plus compétitif et résolument tourné vers un développement durable.
Là Rédaction