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L’Université de Parakou a accueilli le vendredi 26 Juin 2026, la 2ème édition de la Semaine Scientifique, Culturelle et Sportive des étudiants nigériens au Bénin, organisée par l’Union des Stagiaires Élèves et Étudiants Nigériens au Bénin, USEENiB. L’événement a connu la présence de l’ambassadeur du Niger près le Bénin Chaïbou Kadade, des autorités universitaires de Parakou, dont le Professeur Moktar Adamou, Doyen de la Faculté de Droit et de Science Politique et bien d’autres.

Placée sous le thème « L’étudiant nigérien à l’extérieur au cœur de l’intégration régionale », cette édition a eu pour moment central la conférence inaugurale de Djafarou Mohamed Sinaïssiré, écrivain, ancien cadre de l’association et agro-économiste.
Dans une intervention à la fois académique et personnelle, Djafarou Mohamed Sinaïssiré s’est défini comme « produit de cette intégration ». Né d’un père béninois et d’une mère nigérienne, il a affirmé que le dialogue entre les deux pays traverse son parcours. Citant Amadou Hampâté Bâ, « Le métissage est un enrichissement mutuel, une passerelle jetée entre les cultures », il a présenté l’étudiant nigérien au Bénin comme un véritable pont entre deux peuples.

Il a ensuite montré que la mobilité étudiante ne se limite pas aux salles de cours. Elle favorise l’harmonisation des systèmes d’enseignement, la reconnaissance des diplômes et la recherche sur des défis concrets de la région : gestion transfrontalière des ressources, logistique, adaptation au changement climatique et prévention de l’extrémisme. En référence à António Guterres, il a rappelé que la stabilité de l’espace CEDEAO passe aussi par l’éducation et les opportunités offertes à la jeunesse.
Sur le plan économique, Djafarou Mohamed Sinaïssiré a mis en avant l’étudiant formé entre le Niger et le Bénin comme un acteur de l’entrepreneuriat transfrontalier. Maîtrisant les réalités des deux pays, il peut réduire les obstacles aux échanges et créer de la valeur dans l’agriculture, la logistique et le numérique. Pour valoriser ce potentiel, il a plaidé pour la simplification de l’authentification des diplômes, le renforcement des bourses de mobilité, le rapprochement entre associations étudiantes et monde économique, et le soutien à la recherche sur la sécurité régionale.
En citant Nelson Mandela, « L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde », il a conclu par un appel à l’engagement : l’intégration se construit chaque jour à travers le parcours de ces étudiants, porteurs d’une Afrique unie et résiliente.
La 2ème édition confirme ainsi que la science, la culture et le sport peuvent fonder une intégration régionale portée par la jeunesse.