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- Pari gagné pour Esprit Juriste Ong et ses partenaires
Le rideau est tombé sur la 6ᵉ édition du Concours national de plaidoirie JIF 2026 organisé à Parakou. Initiée par Esprit Juriste ONG dans le cadre de la célébration de la Journée Internationale des Droits de la Femme (JIF), la finale de cette édition s’est tenue le samedi 14 février 2026 dans la salle des fêtes de la mairie. Au terme d’une confrontation oratoire entre douze finalistes venues de différentes universités du Bénin, Manzidath Amoussa, étudiante en troisième année de droit public à l’Université de Parakou, a remporté le titre de Miss Plaidoirie 2026 avec un score de 78,73 %.

Promouvoir la femme, l’excellence académique, l’esprit critique et le leadership chez les étudiantes telle est la vision qui se cache derrière cette initiative. À travers ce concours, l’organisation entend également sensibiliser sur les enjeux liés aux violences basées sur le genre et encourager la prise de parole des jeunes femmes sur des questions de société.
Selon le président de l’ONG, Ezékias Biao, cette compétition dépasse le simple cadre académique.« Le but du concours c’est de pouvoir valoriser la gent féminine. Montrer qu’en tant qu’étudiante on peut aussi aussi contribuer à l’éradication des violences basées sur le genre au moyen d’un speech, d’une plaidoirie d’idées nouvelles.» a-t-il souligné. Elle constitue, à l’en croire, un véritable espace de réflexion et de plaidoyer dont les productions intellectuelles peuvent nourrir les débats publics et contribuer aux actions menées par les autorités compétentes dans la lutte contre les violences basées sur le genre. Il souligne aussi que l’initiative permet aux étudiantes d’identifier des thématiques de recherche et de s’engager davantage dans la transformation sociale.
La finale de cette 6ᵉ édition s’est déroulée en plusieurs phases successives. Après une présélection et une demi-finale ayant permis de retenir les meilleures candidates, douze finalistes se sont affrontées lors de l’ultime étape devant un jury composé de sept membres. La compétition s’est articulée autour de deux épreuves principales. Dans un premier temps, les candidates ont été soumises à une série de questions de culture générale visant à apprécier leur niveau de connaissance et leur capacité d’analyse. La seconde épreuve a porté sur la présentation des plaidoiries autour du thème : « Peut-on atteindre la vision Alafia 2060 sans éradiquer les violences basées sur le genre ? ». À tour de rôle, les finalistes ont développé leurs arguments devant le jury, dans un exercice combinant rigueur intellectuelle, engagement citoyen et maîtrise de l’art oratoire.
Présidé par Alitondji Hinvi, fondateur de l’École de l’éloquence, le jury a évalué les prestations selon plusieurs critères, notamment l’élocution, la diction, l’articulation, la présence scénique, l’originalité du texte et la structuration des arguments. Au terme des délibérations, les membres du jury ont salué la qualité des interventions et la progression notable du niveau des participantes. «Les candidates n’avaient pas seulement à libeller ou débiter un français de Molière pour être notée. À la clé il fallait respecter un certain nombre de règles. Pour ce concours qui se veut de niveau national, il a fallu pour le jury de les évaluer sur les fondamentaux ce que nous appelons les conditions d’évaluation qui répondent aux standards internationaux» a fait savoir Alitondji Hinvi, président du Jury.
À l’issue de la compétition, Manzidath Amoussa a été sacrée lauréate de cette 6ᵉ édition. Très émue à l’annonce de son sacre, la nouvelle Miss Plaidoirie 2026 a exprimé sa joie d’avoir pu faire entendre sa voix à travers cet exercice intellectuel et citoyen. Elle a également invité les femmes à croire en leurs capacités et à oser s’exprimer sur les questions qui touchent la société. En récompense de sa performance, la lauréate est repartie avec le trophée de Miss Plaidoirie 2026 ainsi que des bons de formation offerts par les partenaires de l’événement. Les autres finalistes n’ont pas été oubliées, puisqu’elles ont également bénéficié de distinctions et d’encouragements pour leurs prestations.
La cérémonie a par ailleurs enregistré la présence du vice-recteur chargé de la recherche universitaire de l’Université de Parakou, le professeur Mohamed Nasser Bacco, qui a salué une initiative valorisant la femme à travers la réflexion intellectuelle et la prise de parole. Il a pris l’engagement de soutenir davantage ce type d’initiatives qui contribuent à la formation citoyenne et académique de la jeunesse. Le responsable universitaire a également félicité Esprit Juriste ONG pour son engagement constant en faveur de la promotion du savoir et de la lutte contre les violences basées sur le genre.
Cette 6ᵉ édition s’achève ainsi sur une note de satisfaction et ouvre déjà de nouvelles perspectives pour l’année prochaine. En attendant, les activités se poursuivent avec l’organisation d’un tournoi féminin prévu pour le 21 mars 2026, toujours dans la dynamique de promotion du leadership féminin.
R. O. F.
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