Moïse N’dah rend un vibrant hommage à un homme d’État plein accompli
03 Mars 2016 – 03 Mars 2026, cela fait exactement 10 ans que le ministre Éric N’dah Kouagou est décédé. L’un des premiers cadres et premier fils de Boukombé à occuper un poste de ministre, il a marqué de son vivant plusieurs personnes. À l’occasion du 10è anniversaire de son décès, Moïse N’dah, digne fils de la cité des Tatas ayant collaboré étroitement avec le regretté ministre, a tenu à rendre un vibrant hommage à cet homme aux qualités exceptionnelles. Réellement engagé pour le développement de la région de l’Atacora et plus particulièrement la commune de Boukombé, feu Ministre Éric N’dah Kouagou était un homme passionné de servir ses semblables, humble, généreux, affable mais très affecté. Il fut tout simplement un homme d’État dont le parcours doit continuer à inspirer la jeune génération, selon Moïse N’dah. Retrouvez ci-dessous l’intégralité de son hommage à feu Ministre Éric N’dah Kouagou.

La Rédaction
DEVOIR DE MÉMOIRE.
Ce Mardi 3 mars 2026 marquera le dixième anniversaire du rappel à Dieu de notre très cher papa Éric N’DAH KOUAGOU.
Ingénieur agronome de formation, il fut fonctionnaire au Service Néerlandais de Développement (SNV) et coordonna le Projet du développement des racines et tubercules (PDRT).
Nommé Chargé de mission du président Thomas Boni Yayi à son avènement, il sera élu Député à l’assemblée nationale puis, nommé par la suite Ministre des Enseignements Maternels et Primaires. En ce jour anniversaire de son décès, la douleur est toujours vive et les souvenirs de ses actions vivaces. C’est la volonté de Dieu.Qui lui voulu? Qui lui cru? La Miséricordieux en a décidé et nous prenons acte dans la douleur et la consternation.
Grand homme politique, papa Eric avait de grandes ambitions pour le développement du grand Atacora et particulièrement pour la Commune de Boukombé.
Spécialiste des projet et gestion communautaire , il connaissait parfaitement les difficultés de nos populations.
Le chemin de la politique l’a amené à avoir une attention particulière pour la relève des défis sociaux et pour le rayonnement de la jeunesse et de la femme. Oui il avait un grand cœur pour la jeunesse.
Je me rappelle de sa réponse quand je lui ai dit que je trouve le coût de l’hébergement cher dans son hôtel qu’il venait de mettre en service. Il me répondit qu’en réalité, il ne veut pas une ruée de clients vers l’hôtel car il n’avait pas l’ambition de gérer cet hôtel et qu’il était à la recherche d’un jeune dynamique de Boukombé capable, avec qui il pourra conclure un contrat de gérance libre.
C’est ce jour-là même que, dans une ambiance de père à fils, je lui ai dit Okoti, je ne vous sens pas en bonne santé qu’est-ce qui ne va pas? Sans hésiter, il m’a répondu par l’affirmative et qu’il attendait la tournée du Chef de l’État pour aller se faire soigner.
Malheureusement, c’est le jour de l’arrivée du Président YAYI que le mal qui le rongeait devient persistant jusqu’à son évacuation et son rappel à Dieu..
Cette parenthèse n’est qu’un souvenir pour marquer de la proximité que j’avais avec ce grand homme.
Le regretté Eric N’DAH KOUAGOU est un grand homme politique.
Je me rappelle de sa phrase quand il voulait nommé un fils de l’Atacora dans une université. À la question de savoir si celui-ci faisait de la politique, son heureux du jour répondit non! A ma grande surprise, il ricana et puis lança cette phrase : si tu ne fais pas de la politique, la politique va te faire et le mercredi suivant mon frère de l’autre côté fut nommé quand bien même il était encore sous drapeau. C’est ça l’homme humaniste et développeur. Malgré que l’autre ne faisait pas de la politique , il l’a fait nommer sans autres mesures ou contraintes.
Notre papa Eric avait la crainte de Dieu.
Certes, il avait des piques de colère mais qui ne l’emportaient j’avais. Facilement il arrivait à maîtriser sa colère.
Un jour dans sa maison à Calavi, avec une grande colère suite à une intoxication à mon égard, il me lance cette phrase : Comment se fait-il que tu ne puisse pas amener ton frère à me suivre et il suit son DG. J’ai noté ce jour là un visage différent. Mais à la suite de mon raisonnement, il a vite compris et m’a même rassuré qu’il s’était laisser emporter par les intoxications de certains de mes frères de Village et promi de les appeler pour une confrontation.
Feu, Éric N’DAH KOUAGOU, était un homme de parole et d’action contrairement à certains de ses contemporains.
Tout ce qu’il promettait, il le faisait soit, avec ses moyens personnels soit, avec ceux de ces relations.
Il concrétisait facilement ses projets. J’en veux pour preuve, les maisons des jeunes construites dans tous les arrondissements de Boukombé qu’il a insufflé. J’étais comme un fils à lui et rien ne pouvait se passer du côté de la jeunesse sans que je ne le sache.
Notre papa de regrettée mémoire était un homme de vision. Plusieurs écoles reculées au fin fond de la cité des tatas ont été construites grâce à lui à travers sa position de Ministre des enseignements maternel et de base (MEMP.)
Comment ne pas être dérangé par le départ prématuré de cet homme au grand cœur.
Pour l’amour de sa localité et pour le respect de la hiérarchie, il s’est donné à fond jusqu’à négliger sa santé et cette maladie qui l’a emporté dans l’au-delà.
Cher Papa, tu n’es plus avec nous , mais tu es toujours vivant dans nos esprits et dans ceux de tes familles politique et biologique.
Que la lumière du très haut brille à jamais sur toi. Nous ne t’oublierons pas. Repose en paix.
Moïse N’DAH